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400 millions $ est la somme nécessaire pour le projet de modernisation de la commune de Buyenzi datant de 2009. La population dénonce le retard de son démarrage.
« Depuis 2010, nous ignorons s’il y a un suivi par rapport à ce projet de modernisation de la commune Buyenzi. A part les réunions d’il ya plus de trois ans », raconte une femme qui habite à la 3è avenue. Elle indique que la population avait formulé la requête d’avoir, en plus du rez-de-chaussée, le premier étage. « Peut-être que ces constructions modernes nous permettront de lutter contre les inondations durant la saison de pluie. »
« Nous avons des inquiétudes, quant aux camps de transit dans lesquels nous allons être placés, lors du démarrage des travaux », note Karim Habarugira, résident sur la 9è avenue. « Son emplacement est inconnu, ce qui ne nous rassure pas puisque nous avons des familles à loger. » Pour Isaac Nduwayo, musulman, il se pose la question de savoir si les nombreuses mosquées seront détruites.
Nestor Barasokoroza, président du comité de pilotage du projet, indique que le projet prendra beaucoup de temps : « Il y a entre autres la construction de nouveaux logements, la réhabilitation des routes, un nouveau programme d’assainissement… » Il ajoute que les bâtiments qui seront construits seront de trois catégories : de moyen, de haut et de très haut standing. Il rassure la population que les camps de transit pour les propriétaires seront minutieusement repérés. Au sujet des mosquées, le président du comité de pilotage promet qu’elles ne seront pas détruites.
M. Barasokoroza rappelle qu’en 2009 et 2010, il y a eu une campagne d’explication du projet à l’endroit des représentants du peuple, de l’administration municipale/communale, des élus locaux, de la population et la mise en place du comité de pilotage. Pour la période 2011-2012, plusieurs études d’exécution du projet (socio-économique, juridique, techniques architecturales), et la production d’un film documentaire, pour un plaidoyer auprès des bailleurs. La négociation des financements a débuté avec l’année 2013 avec aussi des voyages pour le comité de pilotage au Kenya, en Ethiopie et au Burkina Faso.
Après les leçons tirées des voyages d’études et des desirata de la population de Buyenzi, le président du comité de pilotage suggère des actions urgentes à mener pour la réussite du projet. Primo, il propose la mise en place d’une structure de gestion du projet indépendante de l’administration. Secundo, il recommande la fusion des institutions qui œuvrent dans le domaine du logement (FPHU, SIP, ECOSAT), comme au Burkina Faso avec la création de la Société Nationale d’Aménagement des Terrains Urbains.
Tertio, il considère que le partenariat public/privé est mieux indiqué à l’instar de Housing Finance (Kenya), Condomnium Housing (Ethiopie) et Sonatur (Burkina Faso). Quarto, les entreprises publiques et privées (Brarudi, Sosumo…), les organismes de prévoyance sociale (Mutuelle, INSS…), ainsi que les banques et assurances doivent contribuer énormément. Les fonctionnaires de l’Etat doivent aussi céder un certain pourcentage sur les indemnités de logement et le recrutement d’un expert s’impose pour le montage institutionnel, technique et financier en tenant compte des études déjà réalisées. Le président du comité souhaite que le PNUD et l’ONU-Habitat contribuent pour la préparation des termes de références et le financement des prestations de l’expert.
Incendie du Marché Central de Bujumbura : une année après, retour sur le drame
Posted by: Unknown / comment : 0 Actualités, Afrique, Dernière Minute, Le Saviez-Vous?
Pour les chrétiens catholiques, la date du 27 janvier est le jour du
saint julien. Un dicton d’autrefois disait ” beaux temps au Saint
julien” promettant ainsi l’ abondance. Donc si le temps est beau en ce
jour du début de l’année, on ne peut que s’attendre à une réussite. L’an
2013, en cette même date, ce dicton était pour les habitants de
Bujumbura mauvais temps . Ce dimanche, alors que les gens sont dans la
messe matinale, des fidèles sortent subitement de la prière et se
dirigent vers le centre-ville. Une grande fumée noire surplombe le ciel
de la capitale.
Ces fidèles qui désertent inopportunément la prière dominicale sont
des commerçants qui viennent d’apprendre une nouvelle fracassante que
poignante. Le marché central de Bujumbura est en train de bruler. Ces
derniers se précipitent pour voir s’ils peuvent sauver quelques choses.
Malheureusement, les flammes sont d’une férocité inouïe que même les
poutres qui soutiennent le toit cèdent. Malgré l’assaut des pompiers
pour endiguer l’avancée des flammes et l’apport d’un hélicoptère
anti-incendie venu du Rwanda, les flammes continuèrent à envahir le
marché. Sous le regard impuissant des commerçants. Ce qui était le
poumon de l’économie de la capitale n’est plus . Le pire est à craindre,
si l’incendie n’est pas maitrisé, les immeubles environnants dont une
station-service risque d’être prise en tenaille par les flammes et
causer une catastrophe inégalable. C’est vers 17h que les flammes se
sont assouplies. En fin de compte, le dimanche 27 janvier 2013 est entré
dans les annales tristes de l’histoire de l’économie Burundaise.
Certains ont failli se jetaient dans les flammes n’eut pas été
l’intervention de la police. Depuis cet instant les activités de la
capitale vont connaitre une déstabilisation. Les arrêts bus qui se
trouvaient près de marché se verront délocaliser vers l’avenue
Saint-Michel pour les gens du nord de la capitale et la cathédrale
Regina Mundi sera le nouvel arrêt bus pour les gens du nord. Ailleurs
dans les autres marchés, la spéculation sur les produits commençait à se
manifester. Avec cette situation les gens étaient obligés de marcher 15
à 20 minutes, sans oublier que les arrêts bus improvisés n’avaient pas
de lieux d’aisances ou la multiplication des urinoirs spontanés aux
coins des rues. La salubrité qui n’était d’ailleurs pas à sa meilleure
cote en pâtissait davantage et les risques d’éclatement d’une épidémie,
des maladie des mains sales augmentaient. Avec l’incendie du marché,
5000 commerçants sont réduits au chômage. Ajoutant ainsi le drame au
drame en accroissant le nombre des sans-emploi qui pullulent dans le
pays. Bien qu’il y ait eu zéro mort, l’embrasement du marché central de
Bujumbura à porte un sacre coud a l’économie nationale du Burundi.
Combien de temps faudra-t-il pour rassembler les parties du puzzle de
notre économie qui ont été démantelées par l’incendie. Bon nombre de
personnes s’accordent que c’est un pari difficile et qui nécessite une
mobilisation de moyens colossaux par l’État.
Dieudonné NAHIMANA et l’histoire d’un billet de 5000 FBU qui changea sa vie !
Posted by: Unknown / comment : 0 Actualités, Afrique, Dernière Minute
Peu de gens ignorent qu’une équipe des anciens enfants de la rue du
Burundi participeront dans un championnat de coupe du monde des enfants
de la rue qui se tiendra à Rio de Janiero au Brésil cette année. Eh oui
l’équipe encadrée par l’association New generation a été choisis et
faira parmi les 24 équipes au monde qui participeront à cette
compétition qui sera relayée par plusieurs médias internationaux. Lors
de la soirée de lancement d’une campagne de fundraising pour soutenir
cette équipe ira au Brésil. Le fondateur de New generation, Monsieur
Dieudonné Nahimana a donné un témoignage poignant sur le commencement du
New Generation et sa vocation de venir en aide aux enfants
difficulté. Le journal Business Life vous présente le témoignage de cet
homme qui a une vision, celle de participer au processus de faire monter
le Burundi aux scènes de l’humanité dans tous les domaines.
La guerre éclate, la vie devient difficile
En 1993, j’étudiais quelque part dans un
lycée, comme tout le monde j’avais une chambre, quand je me suis rendu a
l’école, j’avais 16 ans, deux mois après avoir parti a l’école, alors
que la guerre avait éclaté, j’ai appris que la maison dans laquelle j’ai
grandie n’existez plus, mon père qui était mon modèle à mois n’était
plus là et que tout fût détruit. Je n’avais pas la chance de rentrer à
la maison comme tout le monde et j’ai pris la décision de venir à
Bujumbura, pour y rester et circuler dans la ville au moment où d’autres
jeunes penser comment se venger et tuez-moi, mes amis vont commencer à
chercher comment peut-on construire un avenir meilleur. C’était ma
famille était dispersée et je n’avais pas de soutien. Je ne pouvais pas
continuer à étudier et terminer mes études.
Un Noël ou tout à commencer
En 1998, je ne croyais plus en Dieu, j’étais révolté contre ce Dieu qui
n’a pas su protéger mon père qui pourtant priez chaque jour. Quelqu’un
est venue et a commencé de me parle de la fois d’une autre façon et j’ai
commencé vraiment à croire. Un Noël je suis aller à l’église alors que
ça faisait quelques années que je n’allais pas à l’église, j’étais assis
à cote quelqu’un qui ne parlais pas Kirundi, et on m’a demandé
d’interpréter pour lui . Sortie de l’église cette personne m’a demandé
ce que j’allais faire après pour fêter Noël, a l’époque je loger chez un
ami au campus Mutanga et je lui ai répondu que je n’avais nulle part ou
aller et que peut-être que j’aller faire un tour dans la ville et
rentrer après. La personne m’a donné un billet de 5000 francs, ça
faisait beaucoup de temps que je n’avais pas eu un billet de 5000 pour
moi c’était beaucoup d’argent et je me suis demandé quoi faire avec cet
argent je suis allé en ville au tout près de Novotel, il y avait un
kiosque et des enfants entrain de jouer. Je me suis arrêté et j’avais
une envie de les parler et de savoir ce qu’il pense du jour de Noël et
je me suis rendu compte que moi j’étais chanceux d’avoir quelque part ou
loger, et que j’avais quoi manger et quoi porter comme habits, mais il
n’avait absolument rien. Et moi je savais que j’avais même un billet de
5000. J’ai demandé aux enfants ce qu’on peut faire avec un 5000. Juste à
cote il y avait une Indienne qui vendait du pain et un casier de Fanta
était autour de 3600 francs. On s’est assis ensemble, on s’est partagé
et on a commencé à chanter ensemble. C’est depuis ce jour-là que je me
suis rendu compte que je n’’étais plus orphelin et que par contre
j’avais des opportunités d’aider les petits qui n’avaient plus rien. Le
capitaine de cette équipe qui part au Brésil bientôt était là ce
jour-là, actuellement il fait ses études et il a y eu son diplôme.
Des moments durs et un cœur d’amour qui venaient de naitre
Depuis ce jour de Noël j’ai pris une
habitude, de passer par les boulangeries pour prendre des pains invendus
pour les donner aux enfants de la rue. Après je cherchais de temps un
temps des habits aussi cette situation perdura jusqu’au jour où j’ai
appris qu’il y a des enfants qui commençaient à mourir sur la route.
J’ai cherché un dispensaire qui pouvait les prendre en charge sans
succès. Moi et mes amis ont trouvé un petit travail et nous avons gagné
6000 francs bus. Avec cette somme-nous avons loué la première chambre
pour ces enfants sur 10 avenus numéros 2 à BWIZA. Je n’avais jamais fait
un projet pour aider les enfants, je n’avais jamais cru que je pourrais
quelque chose. De là est né le programme que nous avons aujourd’hui au
sein de Newe génération de venir en aide aux enfants de la rue.
Quand l’aide de tout un chacun peut changer les choses
J’aimerais remercier ceux qui m’ont aidé
jusqu’à aujourd’hui et profiter de cette occasion pour vous dire que
tout un chacun peut marquer l’histoire d’une vie. Nous sommes ici pour
marquer l’histoire, nous avons besoin des visions solides pour
construire et changer ce pays, si on ne le fait pas les enfants sortit
de la rue ou de nulle part le fera et marquera la différence. Très
bientôt le Burundi va monter sur la scène de l’humanité dans tous les
domaines, non pas parce que nous le disons, mais plutôt parce qu’on fera
quelque chose. Grâce au programme piloté par News générations des
centaines d’enfants ont bénéficié de l’aide. Un grand merci à tout le
monde qui s’est sacrifié pour ces enfants. Pour terminer j’aimerais
remercier particulièrement ma femme que j’ai connue lorsqu’elle était
volontaire aux Programmes de News génération, quand nous nous sommes
mariés j’avais trente enfants à la maison et elle accepter d’être mère
de ces enfants.
Les 5 mensonges que les Patrons burundais racontent souvent
Posted by: Unknown / comment : 0 Actualités, Afrique, Dernière Minute, Le Saviez-Vous?
La plupart des patrons mentent, parfois il est étonnant de se rendre
compte qu’ils mentent comme ils respirent. Dans nos naïvetés, nous ou
vous, on ne s’en rend pas même compte. Ils mentent, au moment du
recrutement, mais aussi au quotidien. Cette semaine on vous partage
voici une liste de 8 mensonges que votre patron vous dira au moins une
fois ou voir souvent..
1.Je vous rappellerai
On ignore d’où est venue cette astuce de se débarrasser de
quelqu’un, que les patrons utilisent de plus en plus ces derniers jours.
Cette pratique qui consiste à donner des faux espoirs. Il n’est pas
étonnant si cette promesse n’est pas souvent tenue. Quoi faire alors ?
N’attendez pas que celui qui te rappel, car il ne le faire presque pas,
prenez cet initiative et rappel lui
2. Mon travail et de vous aider à réussir
l est peut-être vrai qu’un bon patron souhaite la réussite de ses
collaborateurs, mais chaque patron roule d’abord et surtout pour
lui-même. En disant cela, il pense obtenir une meilleure implication de
votre part qui lui permettra de réussir. Qu’on vous trompe pas alors
sachez relativiser. Essayez de trouver des exemples qui pourraient
permettre à votre patron de vous aider à réussir, et mettez-les aussi
souvent que possible sur la table. Dans le pire des cas, vous mettrez
votre patron dans une position inconfortable, spécialement s’il est
mauvais ; dans le cas contraire, cela pourrait vous donner davantage
d’occasions de réussir vos missions et de constater que vos intérêts et
ceux de votre patron sont communs.
3.Nous sommes une famille
Les dynamiques familiales sont souvent reproduites sur le
lieu de travail, mais ne vous trompez pas ce sont toujours celles d’une
famille qui ne marche pas bien… Les patrons pensent parfois aux salariés
comme des enfants à qui l’on doit dire ce qu’il faut faire, et à qui il
faut donner des fessées de temps en temps. Si vous ressentez que l’on
vous englobe dans une relation familiale au travail, il y a des chances
que votre patron ait trouvé le moyen d’exploiter une de vos faiblesses
psychologiques. Faites bien attention, se débarrasser d’un membre de
cette famille ne cause pas aucun remords à Madame ou Monsieur le patron.
4.C’est un très bon salaire que je vous donne
On aura tout entendu ou tout vu avec nos patrons qui se croient de
temps en temps beaucoup plus malins. Le seul fait qu’un patron ressente
le besoin de le dire signifie que c’est probablement faux. Ce faisant,
il cherche à éviter que vous n’alliez voir du côté de la concurrence…
Donc, faites des recherches autour de vous pour trouver combien les
personnes ayant le même profil que vous gagnent en général. Si vous
mettez en évidence que ce que l’on vous paye est très inférieur, donc
tout devient très clair….
5.Il n’y rien, tout va bien ton emploie est sécurisé
On ne vous l’a jamais dit ? Si non, vous êtes vraiment
chanceux. Souvent les rumeurs d’entreprise ne sont jamais plus vraies…
que lorsque les patrons éprouvent le besoin de les réfuter. Ce faisant,
ils espèrent maintenir la motivation de leur personnel. Comprenez qu’il
se trame quelque chose, et préparez-vous en conséquence : cessez de
travailler sur des projets à long terme et concentrez-vous sur des
projets de court terme qui vont vous permettre de vous distinguer et
d’afficher des succès. En même temps, actionnez votre réseau, et
commencez à chercher d’autres opportunités, avant que vos collègues ne
fassent de même.
Est-ce que votre patron vous a déjà menti? merci d’écrire en commentaires ces mensoges!
Bienvenue au Centre de communication Burundi Canada
Posted by: Unknown / comment : 0 Actualités, Afrique, Culture et Arts, Dernière Minute, Le Saviez-Vous?, Publicités
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Les 7 defauts de Mandela
Posted by: Unknown / comment : 0 Actualités, Afrique
Nelson Mandela, le prisonnier politique le plus célèbre du monde, farouche adversaire d’un régime raciste et chef d’État des plus magnanimes, fut un grand homme. Cela ne fait aucun doute. Avoir une entrevue avec lui, c’était l’assurance d’en ressortir subjugué, les jambes en coton. Madiba, son affectueux surnom tribal, était un individu aussi charmant que chaleureux. Et, plus qu’à tout autre, on lui doit le caractère formidablement pacifique de la transition en Afrique du Sud. L’archevêque Desmond Tutu, ami proche de Madiba et compagnon de route de sa lutte contre l’apartheid, m’avait un jour dit combien il ressentait l’immense «générosité d’esprit» de Mandela. Naturellement, l’archevêque percevait des éléments chrétiens dans le pardon, immédiat, que Mandela avait accordé à ses tortionnaires blancs et dans sa compassion envers les plus faibles. «Il peut même vous faire penser à Jésus – par certains aspects, il est tout à fait normal de le dire semblable au Christ».
1. Pas un saint
Mais, pour autant, il ne faudrait pas s’en souvenir comme d’un saint. Il ne l’était pas aux yeux de Mgr Tutu – l’archevêque riait de bon cœur en imaginant Mandela sous des traits aussi secs, creux et insipides. Sans doute est-il légitime de le rapprocher d’un Mahatma Gandhi ou d’une Mère Teresa, autres grandes figures tutélaires de notre époque. Mais le mythe ne doit pas supplanter la réalité d’un individu profondément humain, complexe et passionné. Si on le compare à d’autres hommes d’État, en Afrique et au-delà, Mandela se démarque par son humilité et sa retenue. Premier président d’une Afrique du Sud libre, il ne choisit d’effectuer qu’un seul mandat. Il suffit de regarder la porte à côté, le Zimbabwe, pour comprendre combien le contraste est saisissant: en tant que chef politique, le quasi-despote Robert Mugabe en est à sa quatrième et désastreuse décennie de pouvoir. Néanmoins, Madiba demeure bien plus intéressant que son scélérat de voisin ou qu’une pure figure de sainteté. Ce qu’il a accompli est des plus grandioses car il a su, de lui même, admettre les manquements d’une politique parfois maladroite. Et ces faux-pas comptent.
2. Son erreur sur le sida
Mandela était bien plus susceptible d’apprendre de ses erreurs qu’un dirigeant poussé par son arrogance à croire qu’il n’en fera jamais aucune. Ses errements sont aussi remarquables que ses victoires. Prenez, par exemple, le grand fléau post-apartheid qui s’est abattu sur l’Afrique du Sud au cours des deux premières décennies de démocratie: l’épidémie de sida. En tant que président, Mandela n’a pas réussi à juguler la propagation du VIH, et ce même quand le virus touchait un nombre effroyablement élevé de Sud-Africains. Dès 1991 (à en juger par ses carnets datés de cette année-là), il avait saisi combien la maladie menaçait d’être «une crise pour le pays». Et pourtant, la main sur le gouvernail, il n’aura quasiment rien fait pour l’endiguer. Quelques années plus tard, au Cap, lors d’un événement auquel je devais assister, Mandela expliquera qu’après avoir passé tant de temps en prison, il avait eu honte d’évoquer un virus dont la transmission se faisait sexuellement. Lors de son mandat, l’Afrique du Sud a aussi été confrontée à quantité de problèmes: violence politique, bouleversements économiques, tensions raciales toujours prégnantes. Mais c’est son inaction face au sida qui permettra à son successeur, Thabo Mbeki, de faire preuve d’un déni odieux de l’épidémie, tout en intimidant ceux qui cherchaient à contenir la propagation du VIH. Le résultat, c’est une pandémie qui aura coûté la vie à des millions de Sud-Africains, pour beaucoup du fait de traitements non-distribués. Mandela admettra cette erreur et c’est tout à son immense crédit. Après la fin de son mandat présidentiel, il deviendra l’un des principaux acteurs d’un mouvement en faveur d’une nouvelle politique en matière de Sida. Retraité des affaires, il sera aussi porte-parole de mesures éducatives et thérapeutiques efficaces, notamment quand son propre fils succombera à la maladie, en 2005. Et malgré la fureur de Mbeki, Madiba fera pression, au sein de l’ANC, pour que l’Afrique du Sud s’occupe sérieusement du problème du sida. Heureusement, avec le négationniste Mbeki parti de la présidence, le pays prend désormais la pandémie à bras le corps.
3. Sa politique économique
Les questions économiques ont aussi leur importance. Après des années passées en prison, Mandela était parti pour diriger l’Afrique du Sud en croyant dur comme fer à un système à la soviétique. Il faudra les conseils de dirigeants chinois (entre autres), pour que Mandela change d’avis. Mais Madiba était soucieux de changement et a su accepter la transformation de l’ancienne économie afrikaner gérée par l’État en quelque chose d’ouvert et de dynamique. L’Afrique du Sud doit lui en être reconnaissante. Ces deux dernières décennies de relative stabilité et de croissance économique soutenue ont fait mentir bon nombre de prédictions sur l’évolution du pays après la fin de l’apartheid. Pour autant, beaucoup de jeunes, aujourd’hui sans emploi, sont en colère et c’est tout à fait compréhensible. Certains s’en prennent même à Mandela en le traitant de larbin, d’imbécile, pour avoir abandonné de traditionnelles politiques économiques nationalistes, populistes ou d’extrême-gauche. Je me souviens, en 2003, de l’enterrement à Soweto d’un leader nationaliste sud-africain extrêmement apprécié. Des funérailles où étaient présents Madiba et Mugabe. Les acclamations de la foule, composée essentiellement de jeunes hommes, avaient été bien plus nourries pour l’homme fort du Zimbabwe que pour Mandela, et même d’ailleurs que pour n’importe quel autre dirigeant convié ce jour-là.
4. Une économie toujours dominée par les blancs
Pourquoi? Parce que bon nombre de ces jeunes étaient furieux qu’une part énorme du capital sud-africain fût toujours entre les mains de blancs. Aujourd’hui encore, des jeunes accusent Mandela d’avoir été vendu aux intérêts d’une minorité privilégiée. Selon eux, si l’accord obtenu à la fin de l’apartheid a su provoquer un changement politique, il n’a eu que trop peu de répercussions sur un plan économique. Voici une dizaine d’années, je me rappelle d’une lettre particulièrement amère envoyée à un journal où Madiba était qualifié de «boulet autour de nos cous». Les plus pauvres des Sud-Africains sont les moins susceptibles de vénérer l’ancien président. Malgré tous les changements politiques à l’œuvre depuis 1994, le fait que l’économie sud-africaine demeure largement dominée par les blancs est on ne peut plus manifeste. Mais face à une tâche économique incroyablement ardue, Mandela a fait du mieux qu’il a pu en stabilisant l’économie ô combien fragile de l’Afrique du Sud post-apartheid, en encourageant la croissance et en mettant en place un système de sécurité sociale – même si une véritable redistribution des richesses entre noirs et blancs s’est avérée impossible à réaliser à court-terme. Politiquement parlant, sa plus grande réussite est, évidemment, d’avoir fait adopter une constitution profondément libérale à l’Afrique du Sud, un texte qui consacre une absence totale de discrimination en matière de race, de sexe, d’orientation sexuelle, etc. Mais Mandela a dû, aussi, accepter certains compromis et admettre la nécessité de changements politiques.
5. Les jolies jeunes filles
La vie personnelle de Mandela, non plus, n’aura pas été un long fleuve tranquille. Sa femme vous le dira mieux que personne. Lors d’un événement célébrant les 90 ans de Mandela, Graça Machel me parlait de son mari en disant qu’il était «vraiment loin d’être un saint!». Avec beaucoup d’émotion dans la voix, elle s’était aussi remémorée leur première rencontre, en 1990, qui «n’avait pas du tout été un coup de foudre». C’est au fil du temps qu’un profond attachement réciproque s’était installé entre eux deux. Même au soir de sa vie, Madiba avait toujours un penchant pour les jolies jeunes femmes. Une journaliste irlandaise raconte comment il l’a demandée en mariage en plein milieu d’une conférence de presse. Une de mes amies proche, métis indienne et sud-africaine, m’a aussi dit que Mandela l’avait demandée en mariage (avec une relative insistance) juste avant l’arrivée de Machel dans sa vie. Dans sa jeunesse, le séduisant boxeur et avocat aux origines quasi royales qu’était Mandela était souvent qualifié de bourreau des cœurs.
6. Insensible, froid et calculateur
Et il avait aussi ses petites lubies. En 2005, lors d’un déjeuner en petit comité auquel j’avais été convié, ses vieux amis s’étaient moqués de lui après qu’il eut fait des pieds et des mains pour avoir une certaine marque d’eau gazeuse à table, et pas une autre. Il insistait aussi pour que ses journaux et son appareil auditif soient rangés d’une certaine façon, et pas d’une autre. Mais, chose qu’il faut reconnaître, il savait prendre les railleries sur son snobisme et ses caprices avec beaucoup d’humour. On sait que ses enfants lui en veulent d’avoir été, parfois, un père un peut trop distant. Il pouvait se montrer insensible, froid et calculateur. Machel m’a aussi dit que «Papa» (le petit nom qu’elle donnait de temps en temps à son mari) était quelqu’un de borné, colérique et impitoyable quand ses petits-enfants avaient de mauvaises notes à l’école.
7. Un politicien pragmatique
Sans compter les questions particulièrement difficiles auxquelles il faudra, un jour, répondre et qui concernent ce que Mandela savait, ou non, des activités de Winnie Mandela, sa seconde femme et amour de sa vie. Bien qu’elle ait été acquittée d’un meurtre en 1991 (mais déclarée coupable de kidnapping), le doute plane toujours autour d’elle quant à plusieurs morts inexpliquées et survenues à Soweto dans les années 1980. Tant de choses restent encore à éclaircir concernant des disparitions et des décès de personnages politiques au sein du mouvement anti-apartheid. C’est en cela – et dans ce qu’il a réalisé en tant qu’individu complexe et humain, et parfois foncièrement imparfait – que Mandela est un exemple pour les hommes politiques. Il adorait plaisanter sur sa mort en disant, dans un grand éclat de rire, que la première chose qu’il ferait en arrivant au paradis – il était sûr et certain d’y avoir sa place – ce serait de prendre sa carte au bureau de l’ANC local. C’était sa manière à lui de dire qu’il était avant tout un politicien pragmatique, pas un saint. Souvenez-vous donc de Mandela dans toute sa chaleur, sa puissance et son humanité. Pas comme d’une entité surnaturelle et éthérée.
L’auteur, Adam Roberts était le correspondant de The Economist en Afrique du Sud de 2001 à 2005, et est aujourd’hui le chef du bureau Asie du sud du magazine. Il est basé à Delhi, en Inde.
People : Mariage de Peter Okoye et Lola Omotayo à Lagos
Posted by: Unknown / comment : 0 Afrique, Buzz Menya, Culture et Arts, Le Saviez-Vous?, Monde
Les félicitations sont de
rigueur pour le nigérian Peter Okoye qui a convolé en juste noce avec
Lola Omotoya sa compagne de longue date le 17 novembre dernier.
Peter Okoye la moitié
du groupe P-Square est désormais un homme marié oh ! Il a épousé la mère
de ses deux enfants lors d’une cérémonie traditionnelle à l’Ark Event
Center. Organisé par Ngozi Akintujoye et Omorinsola Arodundade le mariage a eu lieu à Lagos (Nigéria) dans une ambiance joyeuse.
De nombreuses célébrités africaines étaient présentes comme le footballeur Emmanuel Adébayor témoin d’honneur ou encore Don Jazzy, l’actrice Genevieve Nnaji, la femme d’affaires Folorunsho Alakija, Karen Igho.
Les nigérians ont seulement gâté le coin avec les tenues traditionnelles, et à voir la vidéo l’enjaillement était high !
People : Christiane Taubira « Femme politique de l’année » à la Une de ELLE
Posted by: Unknown / comment : 0 Afrique, Dernière Minute, Le Saviez-Vous?
La ministre française de la
justice Christiane Taubira a été choisie par le magazine Elle France
pour faire la couverture de leur prochain numéro.
Après les débats sur la « France
raciste » et les attaques racistes auxquelles elle a du faire face ces
derniers jours Christiane Taubira vient d’être désignée comme étant « La
Femme politique de l’année » par le magazine Français Elle.
Ils mettent en avant son combat pour le mariage
pour tous, ses engagements et ses convictions qui font d’elle une
« femme qui ne baisse jamais les bras ». Sans s’attarder sur les
polémiques et les avis de chacun sur la légitimité de ce choix, on
s’accorde à dire que la couverture est belle. La garde des sceaux est
égale à elle même : Naturelle, pleine de vie et d’assurance. En bref, la
mère est « prête » !
Même s’il est encore dommage d’avoir à
sa réjouir de la présence d’une personnalité noire en couverture du
célèbre magazine français, nous ne pouvons qu’exprimer notre joie et
satisfaction de voir qu’il met (enfin) en avant des figures françaises
noires qui contribuent activement au développement de la France, en
dehors de la mode, de la musique et du sport. Autrement dit, des intellectuels, car oui cela existe dans la communauté noire (pas « black » hein, noire SVP).
Posted by: Unknown / comment : 0 Afrique, Culture et Arts, Le Saviez-Vous?
On vit dans une époque où on annonce ses fiançailles à ses « amis » Facebook avant même de prévenir personnellement sa famille proche. Si vous faites partie des gens qui optent pour ce partage général de cette information capitale concernant votre statut marital, évitez vraiment de poster ces cinq types de statuts, d’un ennui mortel.
1. « Je suis trop impatiente d’épouser mon meilleur ami ». Avant votre vie de couple mièvre, votre « meilleur ami » s’accordait en fait au féminin. Vous vous souvenez à peine des moments que vous partagiez entre filles: vous avez arrêtez de la voir quand vous avez rencontré votre copain. Elle, par contre, elle s’en souvient et votre statut va vraiment l’énerver.
2. La photo « Single Lady », où vous portez un body en tendant la main pour montrer votre bague scintillante, on dit non. Laissez ça à Beyoncé.
3. « Je serai bientôt Madame (Votre nom)-(Son nom de famille) ». Qui dit mariage, dit perte d’identité pour la plupart des femmes. Ca fait mal au coeur des femmes qui se battent quotidiennement pour l’égalité des sexes.
4. « J’ai dit oui!!! » On aimerait tant un jour voir s’afficher un flamboyant « J’ai dit non!!! ». Juste pour rire un peu.
5. Les statuts dégoûlinants de nostalgie du genre: « La première fois que je t’ai vu, j’ai su que tu étais le bon. C’était dans un bar et je ne voyais plus que toi et ton beau regard. » Vous risquez de faire vomir vos friends d’écoeurement.
Le secret d’un mariage heureux
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D’après des experts, le secret d’un long et heureux mariage ne dépend pas uniquement de la compatibilité du couple. Un autre élément semble tout aussi important que la confiance et la fidélité pour que l’harmonie d’un couple perdure. Un chercheur originaire du Texas a découvert que les hommes mariés à de jolies femmes gardent la bague au doigt plus longtemps. Par contre, l’inverse n’est pas vrai. Suite à cette observation, le psychologue Andrea Meltzer a interrogé 450 couples mariés. Tous les participants ont été amené à dire à quel point ils étaient satisfaits de leur mariage. Les résultats montrent que les hommes sont généralement plus heureux que leur femme après leur mariage. Par la suite, cette enquête a démontré que les hommes qui restaient heureux étaient ceux qui avaient dit « oui » à une jolie femme. Cette découverte confirme également les conclusions d’une étude menée par le professeur Benjamin Karney datant de 2008. Il avait découvert que les hommes accompagnés d’une femme attirante se sentaient chanceux de partager leur vie avec elle. Ce sentiment les aiderait à rendre leur femme heureuse et à éviter que leur mariage ne se termine par un divorce.
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